8 mai 1945 : FIN DE LA GUERRE EN EUROPE

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Jour de la victoire des Alliés et de la Résistance française sur l’Allemagne nazie.

Partout en France, cette commémoration se déroulera aujourd’hui à nos fenêtres et en petits comités sur les monuments aux morts en hommage à nos chers disparus. A Paris, le rituel veut que chaque 8 mai, le président de la République passe en revue les troupes place de l’Étoile, ravive la flamme du tombeau du Soldat inconnu et dépose une gerbe.

Après plus de cinq années d’une guerre en Europe qui a coûté la vie à des dizaines de millions de personnes, les forces alliées pénètrent en Allemagne en février 1945. La guerre prend officiellement fin sur le continent européen le 8 mai 1945 juste après la bataille de Berlin et c’est le 7 mai 1945 à 2h41 du matin, que l’acte de reddition de l’armée allemande est signé par le général Jodl à Reims où se trouvait le quartier général des forces alliées dirigé par le général américain Eisenhower. Dans ses Mémoires publiés en 1949 (Croisade en Europe), Eisenhower a rendu un bel hommage à la Résistance française en estimant qu’elle avait joué un rôle décisif dans la libération de la France, il évaluait son action à celle de 15 divisions.

La reddition a lieu le 9 mai 1945 pour les Soviétiques et les pays est-européens alliés. De ce fait les Soviétiques, puis les Russes et leurs alliés est-européens, commémorent cette capitulation le 9 mai, sous le nom de Jour de la Victoire. Il faudra cependant attendre la capitulation officielle du Japon le 2 septembre 1945, lorsque le ministre des Affaires étrangères Mamoru Shigemitsu signe les articles de la reddition des forces japonaises sur le pont de l’USS Missouri dans la baie de Tokyo, pour que la Seconde Guerre mondiale prenne fin. Pour fêter la fin des hostilités et la victoire des Alliés sur les forces de l’Axe, des défilés sont organisés le 8 mai, y compris en Algérie, alors département français, en mémoire aussi des massacres de Sétif, Guelma et Kherrata, répressions sanglantes des émeutes nationalistes pacifiques survenues en 1945.

N’oublions pas les ultimes bombardements stratégiques américains au Japon, qui ont lieu les 6 août et 9 août 1945 sur les villes d’Hiroshima et de Nagasaki. Dans la mesure où les dirigeants japonais ont rejeté les conditions de l’ultimatum de la conférence de Potsdam, les États-Unis souhaitent imposer au Japon sa reddition sans condition, l’éviction de l’empereur Hirohito et l’adoption d’un régime politique démocratique. Le gouvernement américain souhaite aussi, puisque ces deux armes nouvelles sont désormais opérationnelles, les tester en grandeur nature et montrer aux autres pays, en particulier à l’URSS, la supériorité de feu décisive qu’elles donnent à l’Amérique, ce qui fait de ce bombardement l’acte inaugural de la guerre froide. Ces bombardements, que certains considèrent comme l’un des principaux crimes de guerre des Alliés, demeurent la seule utilisation de l’arme nucléaire durant un conflit. L’impact de ces bombardements fait craindre par la suite l’usage de l’arme atomique dans une guerre nucléaire, à la base de la dissuasion nucléaire qui a largement pesé dans les choix stratégiques de guerre froide.

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Article rédigé par Valérie Le Goux


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