Selon M. Lejar, ancien propriétaire, ce bâtiment, situé rue du moulin à papier est vieux de 400 ans. Il fait penser à un ancien moulin car le bief traverse la maison. C’est en fait une ancienne laverie, à l’intérieur se trouvaient des pierres à laver et à l’étage les murs étaient à claire-voie pour assurer le séchage du linge. Le ruisseau de l’abattoir fait déjà couler l’encre en 1893, des pétitionnaires exposent que l’eau du bief sert aux laveuses de la ville et à l’établissement des lits militaires, et que depuis la création de l’abattoir, le ruisseau qui le dessert vient tomber dans le bief en y apportant de l’eau sale impropre au lavage du linge. Le rapport de l’ingénieur ordinaire note que l’eau du ruisseau arrive après un parcours de 1 km dans le bief quelque peu salie par le sang et les déjections des animaux abattus dans l’abattoir communal mais qu’elle ne peut compromettre la salubrité publique… En conséquence, il conviendrait d’autoriser les pétitionnaires à faire passer le ruisseau de l’abattoir par-dessus le bief pour le faire tomber directement dans le Gouët !