moulin de saint-meen

Jean François Courcoux a acquis ce moulin à l’état de ruine, seules subsistaient les fondations. Il entrepris de le rétablir en respectant le style, son histoire et son caractère.
La maçonnerie est terminée depuis novembre 2006 et l’empoutrement à la française est entamé.
Le moulin de Saint-Méen date du 10ème ou 11ème siècle, il a sans doute été fondé par les Moines Hospitaliers. Il existait une chapelle du même nom au sommet du coteau. Détruite, les pierres ont servi à construire le portail nord de l’Eglise de Plaine-Haute et l’entrée de la chapelle de Ste-Anne du Houlin.
Les archives départementales livreront à Jean-François Courcoux un titulus datant de 1528 rapportant la vente par les Hospitaliers du moulin au Sieur du Rufflay.Confisqué à la révolution, on dit que des otages y auraient séjourné pendant la 2ème chouannerie.A l’origine c’était un moulin à tan qui pilonnait des écorces de chêne découpées en lanières de 2 mètres, séchées préalablement chez les paysans. Le tan était destiné aux tanneries de Quintin et de Lamballe.
Le moulin a tourné jusqu’à 1936. Des hauteurs de crues sont marquées sur la pierre à l’entrée :
- 1280
- 1830
- illisible
A son heure le moulin faisait aussi bistrot : le jambage de la porte d’entrée est cintré pour laisser passer les barriques.
Entre l’habitation et le moulin subsiste la porte du voleur : selon la légende, pendant que le meunier discutait dehors avec le paysan, la meunière passait par cette porte et puisait une poignée de farine dans le sac d’où l’expression : « être pris la main dans le sac ».
Les meules étaient taillées à même le lit de la rivière. En amont on peut y remarquer une, taillée dans la roche et abandonnée sur place. On note aussi la présence de pierres rouges dans le Gouët : une algue, en est-elle responsable ou alors faudrait-il se référer au Saint BRIEUC qui aurait baptisé la rivière Gouët, qui signifie « sang » en breton (gwad).